Pas d'accord sectoriel 2025-2026 dans le plus grand secteur métallurgique
Agoria tourne le dos au dialogue social
Après plusieurs cycles de négociations fin 2025 et une action syndicale devant le siège d'Agoria le 15 janvier dernier, les négociations sectorielles dans l'industrie métallurgique ont repris le vendredi 23 janvier 2026.
Quelques minutes seulement après l'ouverture de cette réunion, les syndicats ont appris avec surprise et indignation qu'Agoria ne souhaitait plus conclure d'accord sectoriel.
Cette décision constitue une rupture unilatérale et délibérée avec le dialogue social. En mettant fin aux négociations, Agoria bafoue le respect des travailleurs du secteur et les principes fondamentaux de la concertation sociale. Agoria l'a d'ailleurs annoncé sans détours : « Notre mandat de négociation n'existe plus. » Cette déclaration montre clairement qu'Agoria souhaite couper toute possibilité de parvenir à un accord sectoriel, alors qu'en décembre dernier, il était encore possible d'améliorer le pouvoir d'achat des quelque 150 000 travailleurs du secteur, notamment par le biais des chèques-repas.
Au-delà de l'absence d'accord, la position d'Agoria témoigne d'une volonté inquiétante de mettre fin à la concertation sociale au niveau sectoriel et constitue une grave violation de la confiance que les partenaires sociaux ont construite au fil de nombreuses années.
En l'absence d'accord sectoriel, Agoria abandonne les travailleurs des petites entreprises, souvent isolés et sans représentation. Ce sont eux qui en paient le prix, en contradiction avec la solidarité qui unit l'ensemble du secteur.
Le front commun des syndicats est unanime : « C'est un véritable camouflet pour tous les travailleurs du secteur. Un manque total de respect pour les travailleurs, pour les partenaires sociaux et pour la concertation sociale elle-même. »
Un tel revirement est sans précédent dans l'histoire des négociations sectorielles dans le secteur métallurgique et ne restera pas sans conséquences. En refusant tout accord sectoriel, Agoria assume l'entière responsabilité de la détérioration du climat social.
En l'absence d'un cadre sectoriel, les discussions se dérouleront désormais au niveau des entreprises, avec une liberté de négociation totale.