Dans notre pays, plus de 24% des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont au chômage. Même avec un marché du travail flamand hyper-organisé et un ministre enthousiaste comme Muyters, nous n'arriverons jamais à trouver du travail pour ce groupe.

Les entreprises (métallurgiques) qui engagent des plus de 50 ans sont très rares. Nous constatons encore toujours que lors de restructurations, l'ancienne génération doit laisser la place et le souhaite aussi.

Le débat sur le « travail décent », en particulier pour les plus de 50 ans, sera apparemment entamé à la saint glinglin. Entre-temps, le gouvernement Michel fait grand cas de règles et de lois qui stipulent que les chômeurs plus âgés et les allocataires du RCC doivent rester disponibles sur le marché du travail jusqu'à l'âge de 65 ans.

Ce gouvernement change non seulement drastiquement les règles du jeu mais il rompt aussi le contrat passé avec les milliers de chômeurs et bénéficiaires du RCC qui voient soudain leur statut actuel modifié. Nous visons par cet exemple les centaines d'ouvriers Ford qui, après une fermeture, ont encore dû se faire à l'idée que leur statut allait changer. Ce problème a été abordé par Meryame Kitir chez le ministre Peeters. Peeters lui a promis de chercher une solution. Nous nous réjouissons de voir !

Énumérons d'ores et déjà une partie des obstacles auxquels ils sont confrontés sur le marché du travail :

1. La disponibilité passive

A partir de 2015, les chômeurs et les bénéficiaires d'un RCC qui sont inscrits comme demandeur d'emploi, qui acceptent un emploi convenable ou une formation appropriée et qui se présentent lorsqu'ils sont convoqués par le VDAB, doivent rester disponibles de manière passive jusqu'à l'âge de 65 ans, quel que soit leur âge ou leur passé professionnel. Ne sont toutefois pas concernés ceux qui étaient déjà chômeurs ou bénéficiaires d'un RCC avant janvier 2015 et qui ont eu 60 ans au plus tard le 31 décembre 2014. Et les personnes qui en vertu de l'ancienne réglementation n'étaient pas encore inscrites comme demandeuses d'emploi car cela n'était pas nécessaire doivent donc maintenant le faire !

2. Disponibilité active

La disponibilité active implique que vous devez fournir activement des efforts pour trouver un emploi et que vous collaborez activement aux actions de formation, d'accompagnement, d'expérience professionnelle proposées par le VDAB. Vous devez aussi régulièrement donner des explications concernant les efforts que vous avez fournis.

A partir de 2015, tout chômeur ou bénéficiaire du RCC doit en outre rester activement disponible jusqu'à 65 ans, même s'il ne l'était pas avant 2015, et ce quel que soit son âge ou sa carrière professionnelle. Ne sont toutefois pas concernés ceux qui étaient déjà chômeurs ou bénéficiaires d'un RCC avant janvier 2015 et qui ont eu 60 ans au plus tard le 31 décembre 2014.

3. Inscription obligatoire à une cellule pour l'emploi

Un licenciement collectif est généralement lié à la création d'une cellule pour l'emploi. Vous pouv(i)ez être dispensé de cette inscription si :

• vous avez été licenciés avant le 1er janvier 2015 ;
• vous avez droit à un RCC dans le cas d'une entreprise en difficultés ou en restructuration ;
• vous avez 58 ans ou vous pouvez justifier 38 ans de carrière professionnelle à la fin de votre délai de préavis.

A partir de 2015, tout allocataire d'un RCC (quel que soit le type de RCC) doit s'inscrire à une cellule pour l'emploi, quel que soit son âge ou son passé professionnel.

4. Reclassement professionnel obligatoire

Avant, vous pouviez être dispensé de demander, d'accepter et de suivre un reclassement professionnel si :

• vous étiez licencié avant le 1er janvier 2015 ;
• vous aviez droit à un RCC dans le cas d'une entreprise en difficultés ou en restructuration ;
• vous aviez 58 ans ou vous pouviez justifier 38 ans de carrière professionnelle à la fin de votre délai de préavis.

A partir de 2015, tout allocataire d'un RCC (quel que soit le type de RCC) doit demander, accepter et suivre une procédure de reclassement professionnel, quel que soit son âge ou son passé professionnel.

5. L'obligation de résider en Belgique

Tout chômeur ou bénéficiaire du RCC pouvait résider à l'étranger à partir de 60 ans s'il conservait sa résidence principale en Belgique. S'il n'avait pas 60 ans, il pouvait résider à l'étranger au maximum 4 semaines par année civile.

A partir de 2015, ni le chômeur ni une personne bénéficiant du RCC ne peut résider à l'étranger plus de 4 semaines par année civile.